samedi 9 mai 2020

Samedi 9 mai. Cinquante quatrième jour.

Aujourd'hui. 15h43.

Putain, ça penche
Hier soir on a eu un fou rire quand Jno m’a lu un titre de livre sur l’adoption : Résilience et Retrouvailles.
On s’est dit qu’on avait fait du chemin pour arriver à avoir un fou rire.
On s’est dit qu’il y en avait encore qui vivaient sur la planète des Bisounours.
On avait disserté toute la journée sur la résilience et ça venait nous retomber dessus avec l’adoption, on a trouvé que c’était un peu too much.
On venait de regarder une série policière islandaise un peu noire et le rire était notre porte de sortie et on l’a prise en riant.

La série islandaise est  noire en vrai aussi car on a l’impression que tout se déroule la nuit et ce n’est qu’hier soir au bout de trois épisodes que j’ai réalisé que ça se passait en hiver et que forcément il faisait nuit toute la journée. Je me souviens de l’été en Suède où il fait jour tout le temps et je m’étais dit que l’hiver ça devait être vraiment insupportable déjà que le jour tout le temps ce n’est pas agréable à vivre ou alors il faut être né dedans, mais la nuit tout le temps, c’est dingue.
Donc il fait nuit tout le temps, c’est image bleue sur l’écran et c’est un peu glauque surtout pour le couple dont le mec va se faire assassiner et qui dort dans un lit avec exactement la même housse de couette que nous. Ça fait vraiment drôle d’éteindre la téloche et de monter se coucher dans la housse de couette qui était la scène de crime quelques minutes avant. Et en plus, je l’ai même pas achetée à Ikéa ma housse de couette. Les trucs d’Ikéa, c’est banal de les retrouver dans toutes les séries et on s'y est habitué, mais pour ma housse de couette, c’était étrange et ça m’a fait un sale effet.

Il y a un truc qui est tout de même détendant dans cette série Islandaise, c’est le nom de la police en islandais. On est habitué à ce que  pour Police, dans la plupart des langues, on retrouve une traduction qui n’est pas trop déroutante et qu’on peut comprendre comme Polis, Polizai, Policia, Polizei, Politie, Policija, Poliisi, mais là sur le dos du blouson du policier, c’est écrit Lögreglan. Et c’est tellement peu intuitif à traduire que la première fois qu’il y a un plan avec un policier de dos, ils ont mis un sous-titre « policier ».
Après chaque fois que je voyais le dos du blouson ou l’entrée du commissiariat marqué Lögreglan, ça me faisait sourire dans la nuit de l’hiver islandais et j’oubliais un peu ma housse de couette sur la scène de crime.

Après la série islandaise, j’ai repris ma lecture du dernier roman de Jean-Paul Dubois. C’est un écrivain toulousain et il arrive toujours à placer Toulouse dans ses romans même si leur action se situe à des milliers de kilomètres. Là, on est au Canada, mais il parle quand-même de Toulouse et on retrouve les noms de rues, de cinémas et quand il parle de la Garonne, il dit ; Le fleuve. La première fois, je me suis dit, mais de quel fleuve, parle-t-il, ça donnait à la Garonne un coté majestueux qu’elle ne me semble pas posséder. Je me suis dit, c’est quand même très emphatique, le seul fleuve que j’appelle d’une manière générique sans le nommer, c’est l’Amazone. Les fois suivantes, j’ai été moins surprise et ai accepté qu’il veuille donner à la Garonne une image aussi imposante,  puisque c’est lui qui écrit, il peut bien voir la Garonne comme l’Amazone.

Après, j’avais noté sur mon cahier quelque chose d’important que je voulais développer dans ce billet mais j’ai tellement mal écrit hier soir que je ne peux pas me relire et je n’ai plus aucun souvenir de ce que j’avais pu noter.
C’est juste après la note, Couette. Mais c’est illisible.
C’est surement la couette sur la scène de crime qui m’a perturbée.

Jean-Louis Aubert dans les oreilles.
J’aime son dernier album, même si, on sait que etc ... Je vais pas le redire à chaque fois. 

Combien de temps crois-tu
Que cela dure
Cette aventure
On aimerait tous
Avoir un peu plus fière allure
Avoir un peu plus fière allure
Les temps sont durs
Les temps sont durs

Putain, ça penche
Il faut que j’écrive lisiblement mes notes.

On est aujourd’hui.
On va aller à demain.

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