| Aujourd'hui 15h15. Devant chez Virginie et Philippe. |
Putain, ça penche
Avec le coronavirus y’a plus d’intolérance au gluten.
Le gluten est passé de mode, ce n’est plus dans les préoccupations.
Le kilo de farine de blé est devenu l’objectif du jour pour des millions de Français.
Le kilo de farine de blé est devenu l’objectif du jour pour des millions de Français.
L’autre truc qui me sidère parce que j’en suis incapable, c’est que des gens disent avec fierté qu’ils relisent des livres qu’ils ont déjà lus.
Je pense que ça ne m’est jamais arrivé ou involontairement et dès que je m’en rends compte, je cesse de lire car je n’ai plus de curiosité, y’a un truc qui est mort et qui ne peut plus m’emmener.
Je pense que ça ne m’est jamais arrivé ou involontairement et dès que je m’en rends compte, je cesse de lire car je n’ai plus de curiosité, y’a un truc qui est mort et qui ne peut plus m’emmener.
Ce matin, quand on s’est levé, très tard, il était question de fraternité sur France Inter. C’était mieux que le deuil d’hier matin.
Ce que j’entends le matin en me levant a toujours de l’importance, sans doute parce que je suis de mauvaise humeur de commencer ces journées de merde où je me fais du souci, alors le premier message qui me tombe dans l’oreille me porte pendant les heures qui suivent.
Ce que j’entends le matin en me levant a toujours de l’importance, sans doute parce que je suis de mauvaise humeur de commencer ces journées de merde où je me fais du souci, alors le premier message qui me tombe dans l’oreille me porte pendant les heures qui suivent.
Ce matin, c’était donc de fraternité qu’il était question sur notre radio du service public. Penser aux autres, se préoccuper de son prochain, faire passer l’autre avant soi-même. C’est ainsi que j’ai été élevée sauf que chez nous, ce n’était pas républicain, c’était catho, mais dans le fond si ça portait ses fruits, ce n’est pas important. Pour une fois, je passe sur l’enrobage catho pour rester sur le concept altruiste qui me manque tellement dans cette période tragique.
Penser aux autres, c’est ce que répétait mon père, il nous a élevés avec cette phrase et il m’en reste au moins l’idée faute surement d’avoir toujours mis en application le concept altruiste qu’il prônait. (Le mettait-il lui-même toujours en application ? )
Quand je me questionne sur ce concept de l’altruisme, de la fraternité, je me demande toujours ce dont on est capable, quelle est la part de sacrifice et jusqu’où on peut aller.
Et il me revient à chaque fois à l’esprit, la rencontre que nous avions faite il y a plusieurs années à Bali. Un jeune couple de touristes français qui mangeait à la table voisine et avec lequel nous avions engagé une conversation de voyageurs et très rapidement nous avions senti qu’ils avaient besoin de parler et de nous raconter ce qu’ils venaient de vivre. Ils revenaient de l’île de Komodo, au large de Bali dans la mer de Flores. Nous étions intéressés par leur avis car après plusieurs séjours à Bali, nous ne nous étions jamais décidés à y aller.
Sur l’ile de Komodo, il y a des dragons, les dragons de Komodo. Ce sont des lézards mais en taille géante, environ trois mètres et soixante dix kilos. Ils sont carnivores et s’attaquent aussi aux hommes. Ça a l’air pataud comme ça, mais ça démarre à 20km/h en une fraction de seconde. Pour résumer, c’est hyper dangereux et nous, on n’a jamais été très chauds pour aller à Komodo, l’idée des dragons mangeurs d’hommes, pour moi c’est pire qu’un pont de planches.
Et il me revient à chaque fois à l’esprit, la rencontre que nous avions faite il y a plusieurs années à Bali. Un jeune couple de touristes français qui mangeait à la table voisine et avec lequel nous avions engagé une conversation de voyageurs et très rapidement nous avions senti qu’ils avaient besoin de parler et de nous raconter ce qu’ils venaient de vivre. Ils revenaient de l’île de Komodo, au large de Bali dans la mer de Flores. Nous étions intéressés par leur avis car après plusieurs séjours à Bali, nous ne nous étions jamais décidés à y aller.
Sur l’ile de Komodo, il y a des dragons, les dragons de Komodo. Ce sont des lézards mais en taille géante, environ trois mètres et soixante dix kilos. Ils sont carnivores et s’attaquent aussi aux hommes. Ça a l’air pataud comme ça, mais ça démarre à 20km/h en une fraction de seconde. Pour résumer, c’est hyper dangereux et nous, on n’a jamais été très chauds pour aller à Komodo, l’idée des dragons mangeurs d’hommes, pour moi c’est pire qu’un pont de planches.
Ce jeune couple nous raconte donc qu’ils sont partis en groupe accompagné d’un guide local pour aller voir les dragons rassemblés dans un enclos. C’est ce qu’on leur avait vendu.
Sur le chemin de l’aller, ils n’avaient pas compris pourquoi une chèvre faisait partie du groupe. Le guide la tenait par une ficelle passée autour de son cou et elle marchait avec eux.
Quand ils sont arrivés sur place, ils nous ont raconté que l’enclos était un espace fermé sommairement par des bambous auquel ils avaient accédé par une sorte de couloir resserré.
Leur première surprise était arrivée avec la petite chèvre qui avait servi de repas aux reptiles. Ils nous disent, rien que ça, on avait envie de vomir.
La deuxième surprise, qui en avait été une aussi pour le guide local, c’est que la petite chèvre avait dû sembler un repas un peu light pour les dragons et que subitement ils s’étaient précipités sur la clôture pour attaquer les touristes. Le guide n’avait qu’un bâton pour se défendre et la dizaine de touristes s’était précipitée vers le goulot de sortie pour échapper aux dragons qui avaient défoncé la clôture.
Leur première surprise était arrivée avec la petite chèvre qui avait servi de repas aux reptiles. Ils nous disent, rien que ça, on avait envie de vomir.
La deuxième surprise, qui en avait été une aussi pour le guide local, c’est que la petite chèvre avait dû sembler un repas un peu light pour les dragons et que subitement ils s’étaient précipités sur la clôture pour attaquer les touristes. Le guide n’avait qu’un bâton pour se défendre et la dizaine de touristes s’était précipitée vers le goulot de sortie pour échapper aux dragons qui avaient défoncé la clôture.
Je me souviens encore de leur émotion à nous raconter ce qu’ils avaient alors vécu. Ils nous ont dit, tout le monde s’est engouffré dans ce petit chemin, nous sommes tombés sur le sol et les autres nous marchaient dessus. Cela s’est terminé en énorme bousculade.
Personne ne cherchait à aider personne.
C’est ce qu’il nous ont dit.
La jeune femme pleurait.
Nous ne sommes jamais allés à Komodo voir les dragons.
La seule petite chèvre a suffi à m’en couper l’envie.
La seule petite chèvre a suffi à m’en couper l’envie.
La deuxième partie de l’histoire me terrorise.
Petite fille du soleil
Le matin n'attend pas
Petite fille du soleil
Non ne pleure pas
Petite fille du soleil
Le matin n'attend pas
Petite fille du soleil
Non ne pleure pas
Petite fille du soleil
Putain, ça penche
Une botte d’asperges, un kilo de miel, un litre de Guignolet
Ça redresse.
On est aujourd’hui.
On va aller à demain.
C’est une guerre solidaire.