| Aujourd'hui. 15h43 j'écoute ma natte pousser. |
Putain, ça penche.
Petit tas tombé
Petit tas tombé
Petit a sans petit b
Petit tas tombé
Petit a sans petit b
Que c’est beau l’écriture de Souchon.
Pour moi, ça faisait aussi ; Petite à tomber.
Et même que le soleil se sent bien morveux aujourd’hui et que ce matin on n’est pas arrivé à se lever, un bon 9h30 et un petit déjeuner à 10h00. Jno m’a dit, de toute manière, pour ce qu’on a de prévu …
On a envie de rien et on est donc dans de bonnes dispositions pour attaquer la journée enfermée, encagée.
S'ennuyer tant
Mettre la télé tout le temps
Y voir le monde et le gâchis
Et puis après comme on est tout avachi.
Y voir le monde et le gâchis
Et puis après comme on est tout avachi.
Pourquoi tout colle à ce point, la vie et la musique dans mes oreilles ?
Depuis hier soir, je me dis qu’il n’est plus possible d’envisager l’avenir, on est pas no futur mais à peu près. Si on ne dit pas encore, no futur, c’est pour pas se décourager, c’est pour garder encore un peu de courage pour y croire, mais bon, le futur devient un exercice de haute voltige.
Alors on regarde en arrière.
Je continue à être dans les envois familiaux et maintenant je reçois des photos anciennes.
Jusqu’à hier soir, cela n’avait pas grand sens, jusqu’à ce moment incroyable où je reçois un mail de l’avocate qui traite les dossiers du groupe de femmes que j’ai créé.
Jusqu’à hier soir, cela n’avait pas grand sens, jusqu’à ce moment incroyable où je reçois un mail de l’avocate qui traite les dossiers du groupe de femmes que j’ai créé.
Dans ce mail où elle nous explique sa démarche, il y a aussi la liste des femmes concernées avec leur état civil, pour certaines, le nom de naissance et le nom marital. Je balaie rapidement cette liste et stoppe ma lecture sur un nom qui me parle car c’est le nom de famille d’une branche de ma famille paternel.
J’hésite à envoyer un message pour dire à Sabine, car elle s’appelle Sabine, que son nom marital est un nom qui est dans ma famille car il peut y avoir tant d’homonymes, mais ce nom n’est pas si courant que ça, alors je lui demande si elle sait si la famille de son mari, son ex-mari en l’occurrence, aurait habité la Seine et Oise, actuellement le val d’Oise. Elle me répond que ça correspond, qu’elle sait que les grands parents de son mari y habitaient. Je lui dis, c’est rigolo, j’avais une grand-tante qui y vivait, et je lui donne les détails des prénoms et elle me dit, ça alors, on dirait que c’est la famille de mon mari !
Elle m’envoie dans la foulée, la photo d’un petit arbre généalogique un peu artisanal, très touchant car il y a les photos des personnes. Je redresse la photo, je prends mon temps comme si je sentais que j’allais vivre un moment unique, je regarde la photo et je vois mes arrières grands-parents au milieu de l’arbre, Elie et Lucie Moyen !
C’était très impressionnant, c’était irréel.
Sabine appartient à mon groupe de femmes victimes des implants vaginaux, et ce n’est que ce combat qui nous reliait, ce n’est que ce point commun d’avoir été des victimes d’une innovation médicale, et hier soir, je découvre qu’elle a un lien familial avec moi.
C’était un tourbillon, je remets en place les souvenirs, les liens de famille et je lui dis que j’ai dû rencontrer son beau-père lorsque j’étais enfant, je me souviens de ce jeune adulte qui pour moi était déjà un vieux.
Et je lui dis, tu réalises que mes arrières grands-parents sont aussi les arrières grands-parents de ton ex-mari et les arrière-arrière-grands-parents de tes enfants ?
Tu te rends compte que quand j’étais petite, j’allais voir la grand-mère de ton mari et que je passais des après-midis à jouer dans leur immense jardin ?
Non, on ne réalisait pas du tout.
Non, on ne réalisait pas du tout.
C’était un film.
Si tout est moyen
Si la vie est un film de rien
Si tout est moyen
Si la vie est un film de rien
Et c’est encore plus de la science-fiction pour moi puisque je reçois toujours les échanges de mes cousins, je vous rappelle qu’ils m’ont mise dans leur mailing-list et que depuis deux semaines je participe en spectateur à leurs échanges et les mails de ces derniers jours retraçaient la généalogie récente de notre famille.
Ce matin, dans leurs échanges, il y avait des photos d’archive.
Et il y avait une photo de Lucie à seize ans.
Ce matin, dans leurs échanges, il y avait des photos d’archive.
Et il y avait une photo de Lucie à seize ans.
Lucie !
Lucie, c’est mon arrière-grand-mère et c’est l’arrière-arrière-grand-mère des enfants de Sabine.
Lucie, c’est mon arrière-grand-mère et c’est l’arrière-arrière-grand-mère des enfants de Sabine.
Je lui ai envoyé la photo de Lucie.
je lui ai dit, je crois qu’il ne faut pas chercher à comprendre ce qui se passe.
On n’arrive plus à savoir où on va, alors on cherche d’où on vient.
Putain, ça penche
Ca penche sans Pchitt orange
Ça penche comme dans un roman.
C’est peut-être un signe,
Je devrais aller acheter un truc à gratter.
On est aujourd’hui.
On va aller à demain.