| Aujourd'hui 14h45 |
Putain, ça penche.
On voit le vide à travers les planches.
On voit le vide à travers les planches.
Gros coup de mou ce matin, l’impression de vivre dans La servante écarlate, 1984 ou Le hussard sur le toit. J’ai évité La peste car je ne l’ai pas lu.
Je ne vois pas où est le lien social retrouvé.
Hier arrivée à la caisse de SuperU, dans la file d’attente de trois personnes, je me rends compte que j’ai oublié de prendre un paquet de muesli et je dis au mec derrière moi que je vais laisser mon caddy pour retourner dans le rayon chercher un produit que j’ai oublié.
Hier arrivée à la caisse de SuperU, dans la file d’attente de trois personnes, je me rends compte que j’ai oublié de prendre un paquet de muesli et je dis au mec derrière moi que je vais laisser mon caddy pour retourner dans le rayon chercher un produit que j’ai oublié.
Il m’a répondu qu’il s’en foutait.
C’est ce qu’il m’a dit en me regardant avec mépris et ça m’a plombée toute la journée d’hier et toute la matinée d’aujourd’hui.
Jno m’a dit de peindre mais je lui ai dit que la peinture ça faisait du volume et qu’un jour arriverait où je ne saurais plus où entreposer mes peintures, qu’en ce moment je préférais écrire, l’écriture ne prend pas de place et avec les claviers et les disques durs, elle est devenue éphémère, elle s’envole et disparaît, à part pour ceux qui lisent mes billets de blog avec trois années de retard et s’offusquent de mes propos.
Ça peut arriver, c’est dérangeant mais ça donne aussi l’impression qu’on n’a pas écrit pour rien.
C’est ce que j’en ai retenu.
À force de me laver les mains, de me frotter les doigts j’ai perdu ma touche ID pour ouvrir mon iPhone.
À force de pleurer, j’ai fini par arrêter de pleurer.
À force de faire semblant de rire, je ne fais plus rire.
Aujourd’hui tout penche et on voit beaucoup le vide à travers les planches.
Rien n’a plus, rien n’a plus vraiment le même goût
Vivien Leigh a les cheveux blancs
Elle regrette le noir et blanc
Vivien Leigh a les cheveux blancs
Elle regrette le noir et blanc
On est aujourd’hui.
On va aller à demain.
C’est une guerre solidaire.